La vie Communale

L'histoire de Guécélard4 débute, bien avant que l'orthographe du nom actuel apparaisse5. C'est au franchissement d'un petit cours d'eau appelé Rhonne, par un authentique chemin antique, connue pour sa section sarthoise sous la dénomination de Grand Chemin mansais6, que vers le IVe siècle un guerrier franc du nom de Coelhard s'est installé et a fait souche. L'archéologie en témoigne. Il faut attendre la fin du IXe siècle, et les archives de l'abbaye de Saint-Mesmin pour découvrir un groupement d'habitations, formant ce que l'on pourrait appeler un hameau à caractère familial, sur la rive droite de la petite rivière. Sa dénomination avant le Xe siècle : le Gué de Coelhard.

Les moines de l'abbaye de la Couture en 1135 érigent une chapelle, avec l'intention d'édifier un bourg sur la rive gauche du Rhonne. Ce n'est qu'en 1230 que la chapelle devient une église sous le vocable de la Nativité de la Vierge Marie, et sous l'appellation de Notre-Dame du Gué Seelard. En 1235, une paroisse naissante est citée dans plusieurs actes7.

Cette église sera incendiée le 16 septembre 1380, lors de raids de la cavalerie anglaise basée à Pontvallain. Le même jour, les maisons fortes de Buffe et de Mondan étaient également saccagées et incendiées8. Une seconde église sera élevée, construite par les habitants du hameau en 1505-1506, et elle figure dans plusieurs documents des archives épiscopales du Mans et de Tours9.

Le culte de saint Maclou, instauré par Erispoë vers 85510, fut honoré pendant presque un millénaire par de grandioses pèlerinages annuels dans les édifices religieux guécélardais, jusqu'en 1792.

Cette nouvelle église est vendue comme bien national en 1792. Elle abrita un bataillon, puis fut démantelée. Un troisième lieu de culte fut construit, là où se trouve l'actuelle église, la bénédiction de cette grande chapelle fut le 22 décembre 1841. Édifiée sur un banc d'argiles, le 22 décembre 1891, elle fut retirée du culte, le clocher lézardé, s'effondrait par pans. L'église que l'on voit au quotidien a été construite de 1893 à 1897, et elle était consacrée le 2 octobre 1900, par Monseigneur Bonfils de Forcalquier, dont les armes sont sculptées au balcon du jubé11.

L'évolution du hameau du Gué de Coelhard a été très lente et a été sujette a de nombreuses vicissitudes du IXe siècle à la première moitié du XVe siècle. La platitude sur laquelle se développe le territoire communal guécélardais (environ deux lieues)a donné aux cavaleries bretonnes de Nominoë, puis de son fils Ersipoë, celle des Norman's, des comtes d'Anjou, de Guillaume le Conquérant, des Anglais en alternance avec celle des Français, bien des occasions de charges et de galopades dévastatrices pour les récoltes et pour les habitations. Aussi, l'on peut constater sur de nombreux plans et cartes antérieurs au XVIIIe siècle, les dénominations de Guessellard, de Grand Bourg, pour ce que nous appelons de nos jours le Vieux Bourg, et de Petit Guécélard pour les quelques habitations se situant près de l'église.

L'historiographie de Guécélard proprement dite est étroitement liée à celle du « Grand Chemin mansais ». Ce chemin qui dès le bronze moyen a relié l'estuaire de la Seine, à l'embouchure de la Loire, pour être plus précis la rive gauche de la Seine à la rive droite de la Loire, s'embranchait vers Rémalard, à une autre voie importante : Paris à Paimboeuf (important arsenal royal), par Bellême, Le Mans, Guécélard, La Flèche, Angers, Nantes12.

C'est en 1880 que la commune de Fillé cède une partie de son territoire pour la création de Guécélard3.

En savoir plus sur l'historique

http://canton-la-suze-sur-sarthe.over-blog.com/2017/07/le-nom-des-lieux-de-nos-communes-guecelard-suite.html